En France, la fin de la 2G demande de vérifier toute la chaîne des secours : transmission de l’alerte, réception, rappel du salarié, localisation et prise en charge. L’employeur doit aussi prévoir comment repérer une détresse si aucune alerte ne part, grâce aux rendez-vous de suivi. Remplacer l’appareil sans revoir cette organisation ne suffit pas.
Repérer le réseau utilisé et sa date d’arrêt
Le calendrier publié par l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep) concerne ici la France métropolitaine. La date d’arrêt dépend de l’opérateur utilisé par l’appareil, pas seulement du lieu de travail.
Un opérateur a arrêté la 2G par zones du 31 mars au 20 octobre 2026. Pour ce réseau, l’accès dans les zones blanches réglementaires prend fin au plus tard le 15 décembre 2026.
Après le 15 décembre 2026, aucun opérateur national n’exploite plus de réseau 2G en métropole. Les arrêts de la 3G annoncés s’échelonnent de 2028 à fin 2029 selon l’opérateur ; un calendrier reste non annoncé.
Pour chaque appareil utilisé par un salarié isolé, relevez le réseau utilisé et les fonctions qui en dépendent. Un dispositif d’alarme pour travailleur isolé (DATI) qui transmet uniquement par un réseau arrêté ne peut plus envoyer ses alertes par ce réseau.
Vérifier qui reçoit l’alerte et qui déclenche les secours
Le Code du travail, à l’article L4121-1, impose à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs. La vérification ne doit donc pas s’arrêter à la compatibilité de l’appareil.
L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) décrit une organisation dans laquelle le poste de surveillance reçoit l’alerte, vérifie la détresse, déclenche les secours et s’assure de la prise en charge. Reprenez chaque étape avec les personnes chargées de recevoir les alertes.
| Étape | Point à revérifier |
|---|---|
| Recevoir l’alerte | Qui reçoit effectivement l’alerte pendant le travail isolé ? |
| Confirmer ou infirmer la détresse | Comment le poste de surveillance rappelle-t-il le salarié et vérifie-t-il la situation ? |
| Déclencher les secours | Qui déclenche les secours, avec quelles informations pour localiser le salarié ? |
| Suivre l’intervention | Qui s’assure que le salarié a été pris en charge ? |
Pour la localisation, vérifiez les informations réellement accessibles au poste de surveillance. Les secours doivent disposer de quoi trouver le salarié, et pas seulement du nom de l’entreprise.
Prévoir le cas où aucune alerte ne part
Un malaise ou un DATI en panne peut empêcher l’envoi d’une alarme. Dans cette situation, les secours ne partent qu’au prochain rendez-vous de suivi manqué.
L’organisation décrite par l’INRS prévoit ces rendez-vous sans en fixer la fréquence. L’employeur doit donc examiner l’espacement des rendez-vous : cet espacement compte dans le délai de détection d’une situation sans alarme.
Précisez qui attend chaque rendez-vous de suivi et qui agit si le salarié ne se manifeste pas. La procédure doit rester utilisable lorsque l’appareil d’alerte ne transmet plus.
Faire un essai de bout en bout, par précaution
Un essai d’alerte est une précaution pour vérifier le fonctionnement de la chaîne. Préparez l’essai avec le poste de surveillance afin de contrôler la réception, le rappel et la localisation sans confondre l’essai avec une détresse réelle.
Ne vous limitez pas au signal affiché sur l’appareil. Vérifiez aussi que le destinataire reçoit l’alerte et dispose des informations prévues pour organiser les secours.
Questions fréquentes
Un téléphone compatible 4G suffit-il pour rappeler le salarié ?
La compatibilité 4G seule ne suffit pas toujours pour les appels. Le téléphone doit aussi être compatible avec la voix sur 4G, appelée VoLTE, pour continuer à passer et recevoir des appels après l’arrêt des anciens réseaux.
Un appareil qui fonctionne encore en 3G peut-il être conservé sans autre vérification ?
Le maintien de la 3G ne constitue qu’un répit pour un appareil sans compatibilité 4G. Les arrêts annoncés vont de 2028 à fin 2029 selon l’opérateur : vérifiez aussi cette échéance avant de considérer la chaîne des secours comme adaptée.
Un essai réussi garantit-il la prise en charge du salarié ?
Un essai réussi reste une précaution, pas une garantie pour toutes les situations. Le poste de surveillance doit encore pouvoir vérifier la détresse, déclencher les secours et s’assurer de la prise en charge ; les rendez-vous de suivi couvrent le cas où aucune alerte ne part.